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vendredi 30 mars 2018

EXPEDITION 4 X 4 A PINAN

Hola !

Lundi dernier, nous sommes allés dans un territoire "éloigné", rarement parcouru : Piñan.

Etat des lieux : 

- petit village en montagne,
- à environ 40 kilomètres de chez nous, 
- un peu plus de 3 heures de ... j'allais dire "route" mais non, plutôt un chemin. Plutôt même un lit de rivière à sec, plein de pierres qui roulent (et qui n'amassent pas mousse, c'est vrai),
- il faut d'abord monter jusqu'à 3 900 mètres d'altitude puis redescendre un peu au village.
- des paysages sublimes tout le long,
- et pas un chat (ni un humain, d'ailleurs) sur le trajet. 

Donc, de tous les chemins cahoteux qui font notre quotidien en Equateur, le chemin pour aller à Piñan est, de très, trèèèèèèès loin, le pire, le moins confortable, le plus difficile pour nous certes, mais pour la voiture aussi. 

La vitesse moyenne de 15 km/h (j'ai pas calculé mais ça doit être à peu près ça, avec des pointes à ... à ? combient tu dis ? 30 km/h ? ouais, sans doute)

Bref, on espère que les images vous donneront une petite idée. Allez, c'est parti !



7 h 30 : nous sommes prêts, nous sommes 9 à partir, et deux 4 x 4.

La veille, Aaron et Ludo ont vérifié, contrôlé leurs voitures, remis de l'eau, de l'huile et je ne sais quoi d'autre. 


Et Jasmine et moi, ben... on a prié, rassemblé des amulettes et autres gri-gri* pour que les voitures montent à Piñan sans (trop) (soyons raisonnables) de problèmes . Et nous ramènent à la maison si possible aussi.

* mais naaan, je rigole pour les gri-gri ! t'as pas d'humour ou quoi ??

Au sujet de notre cher Lada Niva, faut quand même qu'on vous raconte un truc. Il a 17 ans, 260 000 km donc pas très neuf. Donc toujours un peu stressant d'entreprendre un long trajet avec, surtout un trajet très... comment dire... très 4x4, quoi. 

Et vous connaissez Ludo, pas du tout anxieux le garçon. Bref. Dimanche (la veille de notre expédition à Piñan, donc), nous rentrons de la réunion tranquillement et à moins d'un kilomètre de la maison, Ludo s'exclame :

- "Naan, j'ai pas fait gaffe, l'aiguille de la température est dans le rouge ! ça a chauffé !"

Lègère panique dans la voix. Et demain, on est censé aller à Piñan. 

Nous nous garons au bord de la route et finissons à pied. Ludo vient récupérer la voiture quelques heures plus tard, rajoute de l'eau dans le radiateur (euh.. je crois que c'est ça) et remonte à la maison en voiture. 

Et là :  

- "en fait, tout va bien, elle n'a pas chauffé, ce sont juste les aiguilles du compteur qui débloquent, ça fait pareil pour la jauge d'essence et le compte-tours", elles font n'importe quoi".

Ok, nous voilà rassurés. Demain, nous pouvons partir. 

Je vous raconte la suite plus bas. Pour être sûre que vous lisiez tout l'article. A-heum.



Nous quittons tranquillement le village et déjà le paysage nous envoûte. Cette vue-là, c'est celle que nous avons derrière chez nous alors on la connaît bien. Mais nous ne nous en lassons pas.

Pour davantage de réalisme, on a mis quelques vidéos. Attachez vos ceintures, ça peut, éventuellement, secouer un peu. 




Nous sentons bien que nous sommes des imposteurs, ce chemin appartient aux vaches, pas aux voitures. On a d'ailleurs eu un peu de mal à passer, les vaches ne se poussaient pas trop !






On prêche à ceux qu'on croise sur la route 
(en l'occurrence, seulement cet homme à cheval à l'aller :-)



- "Tout va bien ?"
- "Tout va bien."
- "On continue ?"
- "On continue."





Comme on monte en altitude, les moteurs "s'essoufflent" un peu, nous décidons de faire une pause toutes les heures, histoire de ménager nos montures. Et que les moteurs ne surchauffent pas trop. On y jette un coup d'oeil pour être sûrs que tout va bien.

Bon, on s'en fiche un peu, notre aiguille de température est en vrac. Ludo du coup ne se préoccupe pas trop de ce qu'elle dit et ne stresse donc pas sur le chemin. (ça, c'est juste une partie de la suite de l'histoire)(la fin plus tard, pour que vous suiviez, bla bla bla).




Les garçons le nez dans les moteurs,
les filles posent : Anita, Gabriela, Ana Bélen et Jasmine

On reprend la route :



En tout et pour tout, nous aurons croisé UNE SEULE voiture, celle-là, et dans le premier tiers du trajet. Après, rien de rien de rien.













Deuxième petite pause près d'un joli lac. Nous sommes assez haut ; le froid nous surprend à notre sortie de la voiture.



Les paysages ont changé, nous sommes maintenant dans le "pàramo", c'est-à-dire les hauts plateaux andins. Pas d'arbre mais toujorus des troupeaux de vaches sauvages bien dodues (un bon steak ?)


Nous sommes dans les nuages, littéralement.


Paysages grandiose, difficile de trouver les mots tellement c'est beau et impressionnant. Et au loin la route que nous allons suivre encore un bout de temps avant d'arriver au village. 

PAS UNE SEULE HABITATION sur le trajet. 

Sans doute pour ça que les paysages sont restés majestueux. L'homme n'y a pas vraiment mis la main.


Les intrépides : Alberto, Rodolfo, Aaron, Jasmine, Gabriela, Anita, Ana Bélen, moi et Ludo






Nous "enjambons" quelques ponts de fortune...




Parfois, il n'y a pas de pont.







C'était donc notre expédition "aller" à Piñan. On espère que vous n'aurez pas trop de courbatures du voyage, ni les intestins remontés dans la gorge. Nous, ça va bien, merci.

Je vous raconte dans un autre article notre passage au village et le retour. 

Et je n'oublie pas l'histoire des aiguilles.

Grosses bises à tous !

mardi 27 mars 2018

MAIS OU EST TARZAN ?

Hello !

Ce n'est pas l'article que vous attendez sur notre expédition 4 x 4 à Piñan ; je n'ai pas encore eu le temps de le préparer. 

Pour vous faire patienter, je publie l'article qui est en préparation depuis la semaine dernière, ça vous ira quand même ?

Bon, en fait, vu que c'est moi qui décide (ah ah), nous poursuivons notre périple et nous vous emmenons aujourd'hui en balade au vert, à Mindo. 

Voilà où c'est sur la carte, pour commencer : 



Mindo est un village d'environ 2 500 habitants, à 80 km au nord-ouest de Quito et à 1 250 mètres d'altitude. Il fait donc bon mais c'est bien humide car le village se situe sur les contreforts des Andes. Mindo se situe en plein dans la forêt de nuages (aussi appelée "rain forest" en anglais, ça vous donne une idée...).

Notre charmant hôtel : 





Et, à suivre, du vert, du vert et encore du vert... Bonne promenade à tous !




La fameuse "tarabita" qui survole la forêt de nuages, pour nous déposer au sentier de cascades.

La dernière fois, elle était tombée en panne pour le retour, rappelez-vous ! On avait dû remonter à pied.
























 














































C'était donc notre balade dans la "forêt de nuages". 

Il nous restera à vous montrer les belles couleurs rencontrées à Mindo !

Sur ce, gros bisous à tous !