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vendredi 15 décembre 2017

IL EN FAUT PEU POUR ETRE HEUREUX

Hello,


Après le récit de notre jolie descente de notre montagne vers le Pacifique (ici), aujourd'hui quelques photos de notre séjour chez notre copine.

Le chemin qui monte chez Elisa





C'est aussi un des points les plus hauts de Cojimies ; c'est donc une zone d'évacuation et de refuge en cas d'alerte tsunami. 

Donc, nous étions bien placés !

D'ailleurs, le dimanche matin, nous avons été réveillés par un tremblement de terre, à 6 h 20 du matin, de 6,3.

Pour info, en Equateur, le risque de tsunami est directement lié au risque de tremblement de terre.

Nous sommes sortis de la maison mais il n'y a pas eu d'autre secousse. Nous sommes donc retournés nous coucher.

Une heure et demie plus tard, un message est diffusé dans les hauts-parleurs : "PAS d'alerte tsunami pour le moment".

Ouf!

Elisa nous dit "1 h 30, c'est le temps qu'ils trouvent la bonne cassette audio". 

LOL. Pour une fois, c'est pas nous qui le disons, c'est elle. Et elle est équatorienne. Nous, on a juste ajouté "bah, j'espère qu'ils ont mis la bonne cassette au moins !"

Ah, on est mauvaise langue, pas bien !



La jolie maison d'Elisa ci-dessus (elle loue seulement le bas)

Ci-dessous, la vue de chez elle et la piscine qu'elle partage avec les voisins.


Nous avons rencontré les voisins : Adriana et Christian dans la maison au toit vert. Et leur fils, Estéban,  qui habite la maison à droite. Les 3 servent en langue des signes à Pedernales. Nous avons vraiment passé un bon moment avec eux et c'est une vraie jolie rencontre.

Notre copine est donc bien entourée à tous les niveaux et nous sommes très heureux pour elle :-))






Notre charmant lit à baldaquin ;-)

Moustiquaire mais il n'y avait ni moustique, ni mouche, ni rien. Juste quelques geckos arpentant les murs.

Elisa nous dit que les moustiques arriveront sans doute un peu plus tard, à la saison chaude, d'ici quelques semaines.

Quand je pense qu'on a plus de bestioles chez nous à 2700 mètres d'altitude ! 

La magnifique pièce à vivre de la maison avec vue sur la mer


les courses


C'est le jus des mûres qui coule, hein, y a pas de cadavre...






La viande à la vente, à l'air libre (il fait pourtant chaud...) (qui a dit "beurk" ???)


le décor



Ludo s'amuse avec son téléphone et nous livre des photos d'art


plaisirs simples

Almuerzo à Pedernales : poisson frais pané et frit, riz, petite salade et "patacones" (= bananes plantain écrasées et frites)

Bien copieux, bien exquis et le tout pour 4 dollars ;-)


Ludo nous a préparé un apéro "maison" : rhum, jus et chair de coco fraîche. 
Miam !

Apéro que l'on s'empresse d'aller déguster au bord de la piscine 
(je sais pas pourquoi ils font la tête... ils étaient contents pourtant !!!)


Cocos fraîches et à volonté. 

Nous avons d'abord bu l'eau de coco, puis grignoté la chair en guise de friandise. Pour les cocos plus fraîches, nous avons avalé la chair, bourrée de collagène, a dit Elisa. 

"Viens, on va rajeunir", qu'elle a dit ;-)

Nous en avons ramené chez nous. Histoire de faire durer le plaisir.








Autre jour, autre apéro mais même piscine.


Et les LAN-GOUS-TES !!!!








Grillées au four, 
avec une sauce beurre-oignon-ail-citrons verts

Un petit Monbazillac qu'Elisa gardait depuis un an pour le déguster avec nous. 
De l'Amitié, de la vraie. 

Que dis-je, de l'AMOUR !


Elisa et moi avons râclé la tête, les antennes, les pattes, tout, quoi. Ludo, lui, a eu plus de mal avec la tête... 

Petit bilan de notre séjour ?

Trop court mais bien dépaysant. Le temps n'était pas trop de la partie ; il n'a pas fait très chaud ni très beau (on n'a pas vu le soleil en fait) mais bon, on s'est baigné quand même, il faisait bon dehors (autour de 25° je pense) et l'eau était bonne. Je sais que je ne suis pas une référence fiable pour la température de l'eau mais c'est Ludo qui a dit qu'elle était bonne. Bien 25° aussi à mon avis ! 

Très contents de voir la nouvelle vie de notre copine et de la voir bien heureuse et épanouie là-bas aussi. 

Sur le chemin du retour, nous avons à nouveau traversé la "jungle", de nuit, cette fois. Et nous avons été impressionnés par les bruits de la nature et leur volume. Malgré le bruit du moteur, on entendait les animaux. Animaux qu'on n'a pas réussi à identifier, d'ailleurs.

On a enregistré pour vous mais je n'arrive pas à mettre le document ici. Désolée !

Nous n'avons maintenant qu'une envie : y retourner !

Et nous avons pensé avec nostalgie à Alli et Nono qui ne sont plus à Cojimies. Revenez, les gars !!!

Bises à tous !


mercredi 6 décembre 2017

De la Cordillère des Andes à la côte Pacifique

Bonjour la compagnie !


Nous voilà de retour à la maison après notre (trop) courte escapade sur la Côte Pacifique. 

Avant de vous raconter notre séjour, plutôt tranquille à Cojimies (où nous sommes déjà allés l'année dernière et où j'aurais bien posé mes valises ici, ici, et encore ), on vous raconte le trajet. 

On dit souvent que la route fait partie du voyage, c'est vrai et nous avons apprécié notre loooongue descente en voiture car nous avons traversé des paysages vraiment très variés et vu l'Equateur un peu autrement. 

Pour vous donner une idée, de chez nous à Cojimies, c'est : 

- passer de 2 700 mètres d'altitude à 0, niveau de la mer ;
- rouler 11 heures pour faire 500 kilomètres (mais 200 km à vol d'oiseau)(ça laisse songeur) ;
- passer de la haute montagne à la forêt de nuages puis à la jungle pour enfin voir l'horizon bleu de l'Océan Pacifique.























On a choisi l'itinéraire en bleu, bien que plus long. On s'est dit que ce serait sympa de longer la côte et c'est une route qu'on ne connaissait pas alors que le trajet par le sud (remonter à Quito puis descendre par Santo Domingo) on connaît.

Ne vous fiez pas au temps indiqué, c'est bidon. On a bien mis 11 heures. On a fait 2 courtes pauses de 15-20 minutes et on n'a pas roulé très vite car notre tank russe faisait quelques bruits bizarres à l'aller dès qu'on dépassait les 60 km/h. Mais de toute façon, la route ne permet pas d'aller très très vite...

On a pris quelques photos et tourné quelques vidéos. Tout ou presque est pris de la voiture en route donc la qualité n'est pas sensationnelle mais je suis sûre que ça donnera une idée assez proche de la réalité de notre voyage.

Tu es prêt ? Tu as mis ta ceinture ? 

5 h 30, jeudi matin, un dernier regard à nos volcans avant de prendre la route. Le soleil se lève doucement.

6 h 30, jeudi matin, on a fait 42 kilomètres (en 1 heure donc)Là, on comprend qu'on ne va pas arriver très vite à destination...



 8 h du matin, après 2 heures et demie de route = 138 km...

































On arrive dans la forêt de nuages et on se retrouve dans une brume très très épaisse. 

La végétation est luxuriante (tu m'étonnes, le taux d'humidité doit être de 150 % !!!), c'est la jungle. 






























Nous avons roulé avec les essuie-glaces, la route est trempée mais il ne pleut pas. Mais le pare-brise est maculé de gouttes. C'est juste la brume.



 Des palmeraies le long des routes. Ici, pour l'huile de palme.



























Pas grand-monde sur les routes. 

A part ....


Ici, un cheval en plein milieu 




























Là, un taureau

Et c'était un peu tout le trajet : chevaux, vaches, ânes en plein milieu de la route. 

La route, c'est l'équivalent de la N7, quand même, c'est la seule route du Nord du pays vers la côte... 

Mais on aurait dû s'y attendre car on a vu ce panneau à peu près tous les 3 kilomètres.



Et ce panneau.... ???? En le voyant la première fois, Ludo a dit 

- " c'est QUOI ce panneau ????" 

(il a passé son code ici, je vous rappelle..)


Je n'ai pas eu le temps de répondre "je ne sais pas" (<- ma contribution de copilote) qu'on a compris ce que c'était.

Un foutu ralentisseur de 5 ou 6 bandes assez fines super rapprochées que tu crois que ta voiture va se casser en 2 tellement c'est violent et désagréable. Et ça, tout le long du trajet.... 11 heures de route pour 500 km, c'est peut-être aussi un peu à cause de ça, non ???

Même pas sûr que ce soit des ralentisseurs officiels, en plus.

Dans la série panneau : 

Et le même dans l'autre sens... c'est TRES vallonné, l'Equateur.



On a également traversé nombre de petits villages. On vous met un petit peu dans l'ambiance ?




On arrive enfin sur la Côte !







































Sains et saufs.

Et la voiture aussi. 

Mais on ira voir dès le lendemain un mécano quand même. Elle nous aura donné quelques frayeurs.

A suivre notre court séjour chez Elisa !